Thèses


« Circularité des informations alimentaires à destination des femmes enceintes : représentations et changements comportementaux » 

 

Doctorante : Delphine DURAND (delph-dd@hotmail.fr)
Directeur de thèse : Jean-Jacques BOUTAUD
Co-directrice de thèse : Christine BINQUET
Co-encadrante : Clémentine HUGOL-GENTIAL
Résumé :

Dès le début de la grossesse, certaines infections, transmises par l'alimentation, peuvent avoir des conséquences parfois graves pour les futurs enfants. Les femmes enceintes reçoivent des conseils hygiéno-diététiques généraux afin qu’elles puissent adapter leurs choix alimentaires à ces risques. Cependant, la modification des pratiques alimentaires, problématique individuelle quotidienne, implique une information personnalisée tenant compte des contextes de vie et de culture de chaque femme enceinte.

Le décalage entre une information globale et le besoin de conseils personnalisés peut les conduire à utiliser d’autres sources d'information au contenu de qualité variable, pouvant instaurer incompréhension et difficultés pour ces femmes enceintes. De plus, l'appréhension de ces informations alimentaires varie en fonction de leurs représentations et perception du risque alimentaire qui se modifient probablement  pendant cette période où les femmes enceintes deviennent souvent plus sensibles à leur santé et à leur environnement.

L’objet de ce travail est de mieux comprendre les déterminants du changement de comportement alimentaire des femmes enceintes et d’identifier des outils de communication pouvant favoriser l’appropriation par les femmes enceintes de comportements alimentaires adaptés durant cette période particulière.

 


 

« L’image des légumes. Discours et représentations, de la restauration à domicile à la restauration commerciale » 

(financement contrat doctoral 2015 - 2018)

 

Doctorante : Hélène BURZALA (hburzala@yahoo.fr)
Directeur de thèse : Jean-Jacques BOUTAUD
Co-encadrante : Clémentine HUGOL-GENTIAL
Résumé :

Dans le contexte actuel de surabondance et de médicalisation de l’alimentation, les choix alimentaires revêtent une importance nouvelle pour les mangeurs, incités à équilibrer leurs repas et à manger plus de légumes  par les politiques de santé publique. Pourquoi constate-t-on pourtant une stagnation de la consommation ?

Au-delà des freins socio-économiques, force est de constater que le mangeur français est aujourd'hui assailli de discours contradictoires sur l'alimentation, mais qui tendent pour la plupart à le responsabiliser et potentiellement à le culpabiliser. Baigné dans une culture alimentaire de commensalité et de liberté, il subit un véritable bouleversement des valeurs liées à l'alimentation qui se traduisent par un désenchantement.

Dès lors, comment réenchanter l'imaginaire des légumes ? Le cadre d'expérience du restaurant, considéré comme un révélateur de tendances culinaires, peut-il y contribuer ? La question est finalement de comprendre les représentations liées aux légumes pour définir les leviers susceptibles de les modifier.

 


 

« Les pratiques culinaires des consommateurs et leurs impacts sur leurs comportements et leurs représentations alimentaires »

(financement SATT-SEB 2016-2019)

 

Doctorante : Sarah BASTIEN (sarah.bast@orange.fr)
Directeur de thèse : Jean-Jacques BOUTAUD
Co-encadrante : Clémentine HUGOL-GENTIAL
Résumé :

Selon l'INSEE, les pratiques culinaires à domicile évoluent : la part de la consommation de plats et produits préparés est en augmentation, le temps pour cuisiner s’est réduit de 18 minutes entre 1986 et 2010 et les messages sanitaires ne sont mis en pratiques que par 3% de la population. Une véritable dissonance a lieu dans la cuisine entre la réalité des consommateurs et les informations des politiques de santé publique sur l’équilibre alimentaire.

Les politiques de santé publique, tel que le Plan National Nutrition Santé, ont pour objectif d’éduquer et d’informer la population générale sur l’équilibre alimentaire. Ces messages sont connus de la population générale mais ont un faible impact sur les pratiques quotidiennes des consommateurs.

Ainsi, plusieurs questions sont soulevées par ce sujet : Qu’est-ce que bien manger pour le consommateur ? Comment perçoit-il l’amélioration de son alimentation ? Comment les consommateurs se catégorisent par rapport à l’acte culinaire ? La question est finalement de comprendre les pratiques culinaires pour définir des leviers susceptibles d’impacter les comportements et les représentations alimentaires à domicile.